23/07/2011

 

Bellevile, vu par Laurence

 

Intervention sauvage : la biche encollée sur le mur aveugle du bâtiment voisin. Tout au long de cette balade il ya aura des interventions d’artistes de rue sur les murs de la ville. Terrains vagues. Même si je n’ai jamais habité le quartier, ce parcours m’est familier puisque c’est là où j’ai fait mes études d’architectures. Il me ramène 20 ans en arrière. On commence à se laisser guider par la curiosité, les portes ouvertes sur des cours. Rue Sainte Maur, la typologie des ateliers d’artisans (menuisier, ébéniste…) reprise au fur et à mesure par des bureaux de créatifs (archi, designer…) c’est doux et tranquille, plaisant même malgré la conscience de ce changement de population mais inévitable. On se tient du regard, longtemps on hésite entre 2 rues à un croisement mais le groupe reste soudé. Boucheries Halal, fringues made in china, marchés exotiques, la Java. On se dirige vers Belleville, chemin au combien connu et parcouru. A l’oblique, on se retrouve dans un jardin de quartier, on se connecte le temps d’une petite danse autour d’une table de mobilier urbain, sous les arbres. C’est ludique et léger.

 

On continue à remonter vers Belleville, le quartier est chinois. Beaucoup de restaurants et d’ateliers de confection. Mais aussi la prostitution : nous assistons malgré nous à une violente altercation entre une prostituée et un client (?) la police est là. Plus loin dans la même rue un terrain vague, le deal n’est pas loin visiblement nous gênons. On s’éloigne, un grille ouverte nous emmène dans la cour ostentatoire d’un îlot de logements très marqué année 90. C’est sans âme, nous partons rapidement. Retour rue de Belleville, je me laisse guider par Marion et Céline car nous sommes trop proche la rue Rébeval. Je ne veux pas influencer la balade en y allant ou en l’évitant. Elles n’y emmènent et j’y reste quelque minutes, passe la tête dans la porte pour voir le chantier en cours interdit au public.