Du local au global


A l’heure du voyage bien réel des corps d’un bout à l’autre de la planète, de l’omniprésence du lointain dans notre territoire le plus intime et quotidien, de la constitution d’un territoire globalisé et mondialisé, il nous est apparût essentiel d’aborder la question des territoires de la danse aussi bien à l’échelle locale qu’à l’échelle planétaire, celle du monde à la fois multiple, unique et inextricable dans lequel nous vivons désormais tous connecté.

 

La mondialisation, dans son acception négative, entraînant l’uniformisation par le bas, le règne des multinationales, la standardisation, l’ultralibéralisme sauvage sur les marchés mondiaux, a des effets dramatiques sur nos manières d’habiter nos villes, nos territoires, nos enracinements, jusqu’à notre propre corps. A Paris ou à Buenos Aires, se retrouve beaucoup de problèmes similaires liés à l’uniformisation des modes de vie et d’habiter au sein d’une grande métropole. Il n’empêche que les réponses locales apportées sont différentes et que la vraie rencontre peut-être un moyen pour nous permettre de concevoir, vivre et réagir différemment dans ce monde-là.

 

Par ailleurs, dans son acception positive, la mondialisation rend possible et multiplie les échanges, les passages et les rencontres, qui permettent de redéfinir ou de concevoir différemment nos pratiques politiques, sociales et artistiques.

 

L’enjeu de porter donc ces réflexions sur les territoires en danse à l’échelle globale est donc essentiel : repenser nos manières d’habiter les territoires, de faire et de prendre corps, de résister, de créer et de danser.